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Se former par métier

Chaque secteur d’activité ayant ses spécificités, les formations par métier permettent de rester en phase avec les évolutions d’une branche professionnelle : qu’il s’agisse des métiers liés aux achats, ceux, très tendances, dans l’environnement et le développement durable mais aussi en communication-publicité où la mise à jour régulières des compétences est particulièrement importantes, et en commerce-vente pour lequel il existe certainement la plus grande offre de formations.

Très pointues, généralement courtes, ces formations peuvent déboucher sur un certificat de qualification professionnelle

Financées par les organismes collecteurs au titre de la formation professionnelle (OPCA) de chaque branche, ces cursus peuvent bien sûr entrer dans le cadre de dispositifs de la formation continue, comme le droit individuel à la formation ou DIF ou le congé individuel de formation ou CIF et la validation des acquis de l’expérience ou VAE

 

 

Achats

Les formations courtes spécialisées permettant aux acheteurs de se perfectionner se sont multipliées : « achat de prestations intellectuelles », « achat de sous-traitance industrielle » sans oublier celles, plus transversales, comme « l’anglais des achats » ou « l’achat responsable ».

D’une durée de quelques jours, deux à trois en moyenne, ces modules courts de perfectionnement portent sur des points techniques ou des outils propres au métier. Ils sont enseignés dans les écoles qui possèdent des cursus de formation dédiés à l’achat ou des 3èmes cycles, mais aussi dans des organismes de formation.

A l’inverse, les formations au métier d’acheteur dans le cadre de la formation continue sont plus longues et diplômantes. Elles proposent des contenus similaires puisque basés sur les différents aspects du métier : technique, commercial, juridique etc.
Certaines débouchent sur un diplôme, d’autres sur un titre ou certificat professionnel. Le premier type de formation est plus long, et demande un investissement personnel important. La seconde catégorie regroupe des formations plus courtes, mais proches du terrain.

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Agriculture / Agroalimentaire

L’agroalimentaire est l’un des secteurs les plus dynamiques en matière de formation continue car les professionnels doivent maîtriser des compétences en perpétuelle évolution.

A ces mutations s’ajoutent les desideratas de recruteur en quête d’une relève polyvalente : « Dans ce secteur, on aime les valeurs sûres » explique ce chasseur de tête, « Cette approche se caractérise par des valeurs matriarcales de confiance et de sécurité propres au monde agricole. Lorsqu’un directeur de filière dans le secteur coopératif cherche un successeur, il souhaite quelqu’un à son image : formation similaire, valeurs identiques et compétences égales. Les anciens directeurs de filière ou de petites entreprises occupent souvent plusieurs fonctions à la fois : directeur général et acheteur, directeur de filière et responsable commercial etc. ».

Quant à l’agriculture, le secteur compte certes moins de salariés qu’il y a une cinquantaine d’année, mais reste puissant. Les mutations des métiers agricoles ont obligé les professionnels à s’adapter, ce qui implique des périodes de formations.

Parmi les cursus proposés, on trouve de nombreux cursus qualifiants comme les CQP (Certificats de qualification professionnelle). Ceux-ci peuvent s’acquérir totalement ou partiellement via la VAE (Validations des acquis de l’expérience) ou se préparer dans le cadre d’un contrat de professionnalisation. Diverses spécialités sont proposées, qu’il est possible de consulter sur les sites des fédérations professionnelles.

Hormis les CQP, il existe des diplômes spécialisés en agriculture, mais ces formations diplômantes longues sont plus contraignantes, et donc davantage adaptée à la formation initiale (BTS, DUT).

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Architecture

Même si de nombreux architectes, qu’ils soient expérimentés ou jeunes diplômés, ont conscience de l’importance de la formation, beaucoup passent outre, considèrant comme suffisants les apprentissages de tous les jours.

« Ce qui manque aux architectes ? C’est l’habitude de se former ! », reconnaît cette professionnelle, « De plus, ils sont très dispersés sur le territoire, voire isolés. Une formation serait pour eux un moyen de se constituer un mini-réseau ».

A cet écueil culturel s’ajoutent parfois les difficultés de financement car les architectes libéraux ne disposent pas toujours de ressources suffisantes pour financer leur formation. Pourtant, il existe une contribution annuelle à la charge des architectes libéraux, servant à financer ces formations. Vous trouverez plus d’informations sur le site du CNAO (Conseil national de l’ordre des architectes).

Les raisons de reprendre une formation lorsque l’on est architecte ne manquent pas. Poussés par les exigences d’une certaine clientèle, les centres de formation ont multiplié les cursus portant sur l’habitat durable, les normes HQE (Haute qualité environnementale), aménagement des espaces de travail etc. De deux-trois jours à une semaine, ces modules très concrets permettent d’acquérir en peu de temps les bases requises.

La personne qui exerce dans le domaine de l’architecture, de la construction ou de l’aménagement de l’espace sans avoir le diplôme, peut quant à elle décrocher le statut d’architecte par le biais de la formation continue. A condition de réussir les tests de sélection à l’entrée des écoles, puis d’effectuer les 4 années d’études sanctionnées par le diplôme d’Etat (DPLG).

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Art / Design / Image

Se former aux métiers artistiques dans le cadre de la formation continue est possible à condition d’avoir un projet solide... du moins si l’on souhaite une prise en charge financière.


La formule de formation la plus adaptées est celle qui sera en adéquation avec votre objectif : acquisition d’un diplôme, d’un certificat, mises à jour des compétences ou spécialisation.

Pour commencer, il faut différencier les formations longues, diplômantes, pouvant être prises en charge grâce à un CIF (Congé individuel de formation) dans l’objectif d’une reconversion professionnelle. Attention, la sélection des dossiers est rude, seul un dossier sur deux sera, en moyenne, accepté. Pour avoir des chances d’être parmi les heureux élus, votre projet professionnel doit tenir la route et surtout garantir un emploi à la clef.

Autre moyen de se former : les stages courts de spécialisation. Ceux-ci peuvent être financés via le DIF (Droit individuel à la formation).

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Assistanat-secrétariat

Polyvalence et responsabilités accrues caractérisent donc un métier en pleine évolution, dont plus de la moitié des représentants possèdent au minimum un bac + 2.

En effet, l’assistance d’aujourd’hui est autonome et se voit proposer des missions variées : gérer un budget, travailler pour plusieurs managers, organiser les plannings, préparer des présentations Powerpoint... La connaissance de langues étrangères, notamment l’anglais, est également appréciée dans un contexte de travail de plus en plus international.

Afin d’acquérir ou d’entretenir ces compétences, divers organismes de formation proposent des cursus allant de 2 jours à 2 semaines.
Pour celles et ceux qui débutent dans la profession, des formations portant sur les compétences de base du métier d’assistante permettent en deux à trois semaines d’apprendre les techniques de prises de notes, la gestion du temps et l’accueil physique ou téléphonique.

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Banque / Assurance / Finance

L’activité des banques et de leurs collaborateurs a fortement évolué ces dernières années, du fait du développement des nouvelles technologies, et de la sophistication des produits.

Dans ce contexte, la formation professionnelle continue occupe une place importante pour les entreprises bancaires.
La profession bancaire a créé ses propres centres de formation qui offrent l’opportunité aux salariés de préparer des diplômes professionnels : l’Institut technique de banque (ITB), le Centre d’études supérieures de banque (CESB) et le Centre de formation de la profession bancaire (CFPB). D’autres initiatives universitaires ou privées ont également émergé.

La formation est dispensée sous forme de séminaires, mais fait aussi appel aux pédagogies interactives à distance et aux outils multimédia. Elle balaye les domaines des techniques bancaires et financières, l’organisation, le management, le droit, la fiscalité ou les langues étrangères. Les banques se sont également beaucoup investies en matière d’alternance.

Du côté des métiers de l’assurance, la professionnalisation se caractérise par le niveau de diplôme exigé à l’entrée : bac+2 pour les postes non cadres, en particulier sur les plates-formes, et bac+5 pour les fonctions cadres. La barre des 50 % de titulaires de bac+2 est largement dépassée dans les activités commerciales.

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BTP

Le BTP est un secteur ouvert aux reconversions et qui accueille donc volontiers des personnes issues d’autres spécialités techniques.

L’un des diplômes les plus rencontrés dans la profession est le bac + 2 (DUT ou BTS) complété par quatre à cinq ans d’expérience en moyenne pour un accès au statut de cadre. L’autre diplôme de référence est le diplôme d’ingénieur spécialisé dans le BTP. Par la suite, les demandes de formations des techniciens et des cadres seront plutôt centrées sur des modules courts permettant de se perfectionner.

Nombreux sont les cadres du BTP qui auront un jour ou l’autre à suivre une formation courte afin de compléter leurs connaissances. Divers établissements proposent des stages courts d’initiation ou de perfectionnement conçus pour les entreprises du BTP, grands groupes et PME.

En résumé, les formations courtes et pointues s’adressent plutôt aux salariés du secteur. Quant aux formations « métiers », elles sont pour la plupart ouvertes à la formation continue et s’adressent à des techniciens ayant envie de s’orienter vers ce secteur. C’est le cas des formations qui préparent au métier, toujours très recherché, de conducteur de travaux.

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Commerce / Vente

Du stage court de quelques jours au cursus long et diplômant, la filière commerce-vente a visiblement le don d’inspirer les établissements de formation ! L’APEC ne recense pas moins de 14 000 formations spécialisées dans ces métiers.

Forte de leur notoriété, les écoles de commerce-gestion ont développé une offre de formations courtes à destination des entreprises.
En parallèle, des organismes de formation spécialisés ou généralistes proposent des cursus dédiés permettant d’améliorer ses techniques de vente, de travailler son comportemental ou la relation-client… Suivant les approches, les méthodes pédagogiques varient : en mode présentiel classique, à distance... Certaines, ludiques et originales comme les business games, permettent d’apprendre via des mises en situation façon « jeu vidéo ».

Quelles sont les tendances ? « Les cursus dédiés aux techniques de négociation, de vente et de prospection restent très prisés. Les entreprises expriment également la volonté de reprendre en main leur système de reporting. Pour cela, elles mettent l’accent sur les formations au management et au pilotage de l’activité à travers la maîtrise des tableaux de bord, des prévisions de ventes » explique cette responsable de formation.

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Communication / Publicité

L’expertise s’affine, les métiers se professionnalisent. Aujourd’hui, pour réussir dans les métiers très demandés de la publicité et de la communication, il faut cumuler les compétences.

Relations publiques, mise en pages, organisation d’événement : le chargé de communication doit avoir plus d’une corde à son arc. Avec l’explosion du web, il faut savoir manier certains logiciels et être à l’aise avec les nouvelles technologies. Enfin, l’ouverture vers de nouveaux marchés étant essentielle, les langues, en particulier l’anglais, jouent un rôle capital.

Principale tendance commune à ces métiers : internet et le rôle des réseaux sociaux. Tout ce qui porte sur le marketing relationnel, les problématiques de communication d’influence (lobbying) et d’intelligence économique, mais aussi le marché du référencement parait voué à un bel avenir.

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Comptabilité / Gestion

Exerçant à 90 % en libéral, les experts comptables sont des professionnels polyvalents, soumis à la rigoureuse déontologie de l’Ordre des experts-comptables.

Les missions des comptables vont de l’audit à l’établissement des comptes des entreprises et la consolidation des comptes annuels, en passant par un rôle de conseil et d’assistance. Pour atteindre cette fonction, la route est longue puisqu’il faut obtenir trois diplômes successifs.

Le premier palier, le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion) est un niveau licence, le second, le DSCG (diplôme supérieur de comptabilité et gestion) délivre un niveau master – ce diplôme est également ouvert à tout titulaire d’un autre master. Enfin, le DEC est véritablement le diplôme d’expertise comptable : après un stage rémunéré de 3 ans, le futur expert comptable passe un examen final comportant une épreuve d’audit, la soutenance d’un mémoire et l’entretien avec un jury. Le DEC permet de s’inscrire à l’Ordre des experts-comptables, obligatoire pour exercer à titre libéral.

Les diplômes de l’expertise comptable sont accessibles via la VAE (Validation des acquis de l’expérience) depuis 2008, mais seuls les professionnels peuvent bénéficier de passerelles permettant d’éviter huit longues années d’études.

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Droit / Sciences politiques / Fonction publique

Les métiers de la fonction publique, du droit et des sciences politiques recouvrent des réalités très diverses auxquelles correspondent des formations plutôt longues et diplômantes.

L’évolution de la fonction publique s’accélère et la demande en profils évolue elle aussi.
Selon cette spécialiste du secteur « certaines professions devraient voir leurs effectifs augmenter dans les années à venir, notamment celles qui interviennent dans l’aide à la décision : les chargés d’étude, les attachés de presse et chargés de communication, les conseillers d’études et d’analyse. Tous les ministères afficheront des besoins dans ce type de poste. Ceux-ci ne seront pas forcément accessibles uniquement par voie de concours : il pourra s’agir de contrats plus courts et ponctuels, accessibles à des personnes titulaires d’un master dans les disciplines comme l’économie, la gestion ou les politiques publiques ».

Dans les métiers de la fonction publique hospitalière, par exemple, le besoin en gestionnaires est très clair.

Du côté des juristes, la plupart des diplômes universitaires spécialisés en droit sont accessibles dans le cadre de la formation continue. Leur atout : des coûts modérés (droits d’inscription universitaires) pour des enseignements de qualité.

Quant aux salariés intéressés par la chose publique, le passage par un diplôme est quasi-obligé puisque la filière « sciences politiques » s’appréhendent essentiellement par des programmes longs et ciblés

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Edition / Audiovisuel / Medias / Presse

Les métiers de l’audiovisuel, des médias et de l’édition ont pour point commun d’attirer beaucoup plus de monde qu’ils ne peuvent en accueillir. En outre, ils connaissent des mutations rapides nécessitant une adaptation en continu des professionnels.

Si la presse écrite payante affiche un net ralentissement de croissance, il n’en est pas de même pour d’autres médias comme internet ou la télévision, qui se portent beaucoup mieux. Une nouvelle donne qui oblige un certain nombre de professionnels à repasser par la case « formation » afin d’étoffer leurs compétences et surtout de les diversifier. Très pratiqués dans le milieu des médias, les stages courts permettent aux rédacteurs de se perfectionner ou de s’ouvrir à de nouveaux horizons.

L’offre en matière de stages destinés aux professionnels de l’audiovisuel abonde elle aussi, car il s’agit là d’un secteur étroitement lié aux évolutions technologiques. Les professionnels ont donc un besoin régulier de remise à niveau. La principale difficulté consistera à trouver une formation de qualité et reconnue par le milieu. L’un des établissements les plus réputés est l’INA (Institut National de l’Audiovisuel) qui dispose d’une plate-forme unique en Europe au service de la formation des métiers de l’audiovisuel et du multimédia.

Les professionnels des RP (Relations presse) plébiscitent également la formation continue : d’après une enquête diligentée par le syndicat SYNAP, 70 % des interrogés pensent faire appel à la formation pour eux-mêmes ou leurs collaborateurs dans un délai de 3 ans. Il faut dire que le professionnalisme des attachés de presse s’est nettement accentué depuis dix ans.

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Environnement et développement durable

Nombreuses sont les formations, courtes ou longues, ouvertes aux professionnels de l’environnement ou à ceux qui souhaitent le devenir.

A ce jour, le pays compte environ 130 cursus liés aux métiers de la nature. On y forme chaque année environ 2 500 nouveaux diplômés.

« C’est à la fois une bonne et une mauvaise chose car cette abondance de candidats rend parfois compliquée l’entrée sur le marché du travail » explique cet expert. Car il faut savoir que le secteur ne recrute pas que des profils hautement qualifiés : selon les spécialistes, près des trois-quarts des salariés du secteur de l’environnement occupent des postes à faible niveau de qualification.

Cependant, le « green » est à la mode. S’il est quasi impossible de dresser une liste de tous les métiers qui recrutent dans le secteur, on peut cependant distinguer deux filières porteuses : la gestion des déchets et les métiers liés à la qualité de l’eau. D’autre part, la filière énergie renouvelable a aussi subi une forte croissance ces dix dernières années.

Parmi les métiers en vogue figure celui de responsable du développement durable. Comme son nom l’indique, il met en œuvre la politique de développement durable impulsée par la direction générale à qui il réfère directement.
En fonction de la taille de l’organisation, il est amené à manager une équipe composée de chargés de mission ou de communication. Pour traduire sur le terrain les décisions de sa direction, il utilise avec son équipe un certain nombre d’outils et de méthodes qui privilégient le management en mode projet.

Un métier passionnant à condition que les responsabilités effectives soient à la hauteur de l’intitulé du poste, et non un habillage pour marque soucieuse de redorer - ou plutôt "reverdir" - sa réputation.

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Grande distribution

Confrontée à de nombreux défis comme la concurrence, les crises alimentaires et l’exigence croissante des consommateurs, la grande distribution n’a aujourd’hui d’autre solution que de s’adapter. L’une des pistes reste la formation régulière des salariés.

La grande distribution fait partie des secteurs qui, à la fois, favorisent les évolutions de carrière en interne et sont ouverts aux profils venant de l’extérieur. De nombreuses enseignes ont créé leur propre école d’entreprise afin d’y former leurs futurs cadres.

Un expert de la branche note que « les formations préparatoires à l’emploi sont très dynamiques dans le secteur ». Des personnes en recherche d’emploi peuvent se former dans le cadre d’une reconversion pour venir travailler dans la grande distribution.

L’autre atout du secteur est la diversité des métiers qu’il englobe : accueil, vente et management pour les salariés en poste dans les points de vente, mais aussi compétences propres aux grandes entreprises classiques pour les salariés présents au siège : administration, achats, logistique, comptabilité, communication...

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Hôtellerie / Restauration

De même que la restauration et le tourisme, l’hôtellerie accorde encore une large place à la promotion interne. L’internationalisation croissante des structures implique une demande nouvelle en profils bilingues et dotés de compétences managériales.

Ce contexte devrait favoriser la formation continue, s’il n’existait un écueil : plus de 90 % des établissements du secteur de l’hôtellerie-restauration emploie moins de dix salariés. Or qui dit petite structure, dit problèmes d’organisation lors de l’absence d’un collaborateur. Ceci rend les départs en formation parfois compliqués.

Parmi les diplômes les plus répandus dans le secteur figure le BTS Hôtellerie-Restauration, une formation polyvalente mais plutôt accessible en formation initiale du fait de l’importance du volume horaire. L’une des voies les plus rapides pour rejoindre la profession dans le cadre de la formation continue consiste à passer un CQP (Certificat de Qualification Professionnelle) délivré par la branche professionnelle. On en compte actuellement plus d’une dizaine ouverts à la VAE et aux contrats de professionnalisation : réceptionniste, assistant d’exploitation, employé d’étages...

Les CQP sont administrés par l’ADEFIH (service de certification du secteur au sein de l’OPCA Fafih (organisme financeur au titre de la formation de la branche professionnelle). L’AFPA (Association pour la Formation Professionnelle des Adultes) propose également des formations dédiées.
Pour information, les CQP délivrés par la branche sont une porte d’entrée reconnue et de qualité pour intégrer le secteur. Par la suite, des modules courts de formations complémentaires, puis des 3èmes cycles, offrent des possibilités de poursuites d’études intéressantes dans un secteur qui se professionnalise.

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Immobilier

L’immobilier emploie des personnes issues d’horizons divers. Le secteur dispose de multiples cursus permettant à ces collaborateurs d’apprendre différents métiers.

Parmi les diplômes les plus répandus dans la profession, ceux de négociateur immobilier, de comptable ou de gestionnaire immobilier, qui se préparent en quelques mois dans des centres de formation spécialisés.

« Sans cesse confrontés à une législation de plus en plus abondante et complexe, ainsi qu’à un marché en forte croissance, les professionnels des métiers de l’immobilier recherchent avant tout des collaborateurs bénéficiant d’une solide formation, ce qui entraîne une hausse du niveau des qualifications », explique ce professionnel de l’immobilier.

Parmi les profils les plus recherchés figurent ceux de négociateur immobilier et de dirigeant d’agence. On ne peut devenir agent immobilier sans avoir un minimum d’expérience et de connaissances validées. : le candidat doit être titulaire d’un diplôme de niveau bac +2/3 dans l’immobilier, le juridique, l’économie ou le commercial, au alors justifier d’une expérience professionnelle d’au moins trois ans après le bac.

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Informatique / Internet / Multimédia / NTIC

Peu de métiers sont autant sujets aux évolutions que les métiers de l’informatique et des nouvelles technologies. La formation permanente est donc primordiale pour ces salariés qui, à défaut, risquent de perdre leur employabilité.

Quel que soit le poste occupé, les compétences à développer sont en constante évolution. Dernièrement, la multiplication des terminaux légers a entraîné de nouveaux besoins en profils sachant programmer ce genre d’outil. Plus généralement, les nouveaux langages informatiques exigent une remise à jour constante des connaissances mais aussi des pratiques.

A côté de ces compétences « métiers », des compétences transversales sont également demandées aux spécialistes de l’informatique : capacité à gérer un projet, à travailler en équipe ou à communiquer sur ses missions sont des qualités recherchées. Des experts dont on apprécie, en plus de leur maîtrise du métier, une certaine polyvalence.

Qu’en est-il des autres salariés, pas forcément experts ? Pour eux aussi, il est devenu indispensable de maîtriser un certain nombre de logiciels informatiques dans l’exercice courant de leurs fonctions. L’évolution permanente des nouvelles technologies rendent la formation continue indispensable pour de nombreux cadres, et ceci quel que soit leur secteur d’activité.

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Marketing

La tendance est au décloisonnement : on veut des commerciaux ayant des connaissances en marketing d’un côté, et des spécialistes du marketing dotés d’un bagage commercial de l’autre.

Ces nouvelles passerelles entre métiers ont donné lieu à des formations spécialisées de type « marketing pour non initiés » qui connaissent un franc succès. Généralement, ces formations répondent à un besoin accru de polyvalence des cadres commerciaux.

Il faut dire que la barrière entre les deux univers, commercial et marketing, a tendance à se réduire, notamment dans les petites structures : « La réflexion sur les produits et leur environnement, les rapports de prospection des inspecteurs, la participation à des salons de courtage… Je faisais du marketing sans le savoir » indique cet ancien commercial devenu expert en marketing après une formation.

Selon lui, commercial et marketing sont d’ailleurs complémentaires : « Les commerciaux font remonter des informations du terrain qui nous permettent d’orienter la gamme de nos produits. En même temps, ils ont besoin des outils d’analyse et d’aide à la vente que nous leur fournissons ». L’un ne va donc pas sans l’autre.

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Mode / Luxe / Beauté / Esthétique

L’avenir du secteur de la mode (textile-habillement-cuir) passera par une capacité à innover et une politique de positionnement sur des niches, dont le luxe fait partie.

Principe numéro un : garder un œil sur l’actualité et les évolutions des différents métiers. Principe numéro deux : avoir plusieurs cordes à son arc en ne négligeant pas l’aspect commercial de son poste. Outre les compétences "métiers" et savoir-faire technique, des connaissances transversales comme les langues vivantes (anglais, langues asiatiques) sont appréciées.

Concernant les métiers de la beauté et de l’esthétique, jamais la demande n’a été aussi forte. La vogue des SPA et autres instituts de massages situés en centre ville a boosté les embauches dans ce secteur. De nombreux professionnels viennent donc remettre leurs connaissances à jour en suivant des stages dédiés, par exemple aux techniciens SPA et prothésistes ongulaires.

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Ressources humaines / Formation

Les ressources humaines font partie de ces métiers dans lesquels, par définition, la formation tout au long de la carrière est incontournable.

Outre les changements qui peuvent intervenir dans la législation, le métier implique d’être confronté à des situations personnelles auxquelles même un DRH averti n’est jamais totalement préparé.

De nombreux stages courts de remises à niveau sont proposés par des organismes de formation généralistes ou spécialisés, un peu partout en France. Parmi les thèmes abordés : « Maîtriser les missions et les enjeux de la fonction RH », « Assurer la gestion administrative du personnel », « Gérer les rémunérations », « Gérer les retraites »...

Dernière tendance en matière de formation : les programmes portant sur la négociation sociale et la pratique des relations sociales au sein de l’entreprise. « Faire évoluer les relations sociales telles qu’elles sont encore pratiquées en France aujourd’hui » est par exemple l’ambition d’un master créé à Dauphine.
Ce cursus rassemble dans un même parcours des responsables syndicaux et des professionnels des ressources humaines. Une première en France.

Pour tout savoir sur la fonction RH : www.focusrh.com

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Entretiens / Témoignages

 

Santé / Social

La loi de 2002 a rénové l’action sociale et médico-sociale notamment en instaurant de nouvelles contraintes pour les établissements. La formation continue y tient une place majeure.

Dans la fonction publique, les agents peuvent ainsi disposer d’un droit individuel à la formation (DIF), d’un congé pour bilan de compétence ou pour validation des acquis de l’expérience (VAE).

La plupart des formations sont liées à l’Association Nationale pour la Formation permanente du personnel Hospitalier qui assure la gestion et la mutualisation des fonds versés au titre de la formation continue par l’ensemble des établissements sanitaires, médico-sociaux et sociaux publics adhérents.

A noter que la formation à distance s’est pas mal développée dans ce secteur. Une modalité intéressante pour des professionnels ayant souvent peu de temps à accorder à des sessions de formation classiques.
Le CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), par exemple, permet de préparer de chez soi les concours d’accès aux écoles et instituts de formation spécialisés préparant aux métiers suivants : aide médico-psychologique, moniteur éducateur, éducateur spécialisé, éducateur de jeunes enfants, assistant de service social. Le CNED a également développé une formation professionnalisant de conseiller en économie sociale et familiale (bac + 3) ainsi qu’une formation au titre de secrétaire médicale et médico-sociale.

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Sciences / Industrie / Qualité / Sécurité

Marqué par leur variété, les métiers des sciences et de l’industrie emploient des techniciens et des ingénieurs.

Passer d’un statut à l’autre dans le cadre de la formation continue est facilité grâce à des dispositifs comme la VAE (Validation des acquis de l’expérience). Néanmoins, le passage par une école d’ingénieur reste indispensable pour l’obtention du titre.

L’ingénieur en poste sera lui aussi amené à revoir ses connaissances régulièrement : la clef d’une carrière d’ingénieur bien maîtrisée passe par l’acquisition, en amont ou plus tard, de compétences complémentaires telles la capacité à communiquer et à encadrer une équipe. Expliquer son travail à des non-spécialistes et travailler en binôme avec des équipes commerciales fait partie du lot quotidien de l’ingénieur : « L’évolution des marchés et des techniques font évoluer le profil type de l’expert vers une personne maîtrisant les technologies mais aussi capable de gérer, d’encadrer, et d’expliquer à des non-techniciens les possibilités et contraintes réelles des techniques utilisées » souligne cet expert.

La qualité fait partie des compétences à remettre à jour régulièrement. Longtemps réservée aux entreprises industrielles, la démarche visant à améliorer la qualité et la sécurité s’est aujourd’hui généralisée à tous les secteurs. Des normes de type ISO 9001 ont été créées afin de garantir au consommateur la qualité du produit ou du service. Résultat, les entreprises se voient obligées de former leurs salariés à ces nouvelles normes.

A ces nouveaux besoins correspond une offre de stages courts. D’une durée comprise entre un et deux à trois jours, ces stages sont enseignés dans des centres de formations souvent spécialisés dans ces problématiques : « Connaître et prévenir les risques d’explosion pour le chef ou le technicien d’atelier », « Sécurité thermique des procédés », « Risque biologique » etc. CAP AFNOR, pôle formation du groupe AFNOR (normes ISO), aide les entreprises à appliquer les référentiels et à développer des demandes de certification à travers un panel de formations à destination des entreprises. L’APAVE (Sécurité, Qualité, Formation Professionnelle), organisme qui regroupe des professionnels de la maîtrise des risques, a développé un programme complet de cursus courts avec possibilité de suivre certains enseignements à distance.

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Tourisme / Sport / Loisirs

De même que l’hôtellerie et la restauration, secteur dont il est proche, le tourisme a toujours favorisé la promotion interne. Si la formation de base reste le bac + 2, des compétences plus approfondies sont souvent requises pour les postes d’encadrement.

Ouverts aux titulaires d’un bac + 4 ou au terme d’un parcours de VAE (Validation des acquis de l’expérience), les diplômes de 3ème cycles (bac + 5) spécialisés dans le tourisme offre une approche globale du métier. Ils permettent d’acquérir des compétences en management. Certains dispensent une formation généraliste (management du tourisme), d’autres une spécialisation dans un domaine précis (développement durable, tourisme international etc.).

Tous, cela va de soi, ont vocation à compléter vos connaissances linguistiques, notamment en anglais. Ces 3ème cycles sont enseignés dans les universités (masters professionnels), dans la cinquantaine d’écoles spécialisée dans le tourisme (masters) ou dans les écoles de commerce (mastères spécialisés et MBA).

Du côté des métiers du sport, on constate depuis quelques années une professionnalisation du secteur, avec de nouvelles formations axées sur le management dans le milieu sportif. Ce phénomène est récent en France, alors que dans d’autres pays, notamment anglo-saxons, le sport est enseigné au même titre que la gestion ou le marketing.

Ces cursus sont proposés par des écoles de commerce, généralement sous forme de 3ème cycles spécialisés accessibles en formation continue. Parmi les débouchés : des postes chez les équipementiers sportifs, les sociétés d’événementiel, les fédérations sportives ou les collectivités locales et territoriales. De nouvelles opportunités sont également à saisir dans le secteur du mécénat, du handisport et des nouveaux médias.

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Transport / Logistique

Les métiers de la logistique ont connu par vagues, des mouvements massifs de recrutements. Même si cela se tasse, le secteur reste réceptifs à certains profils, notamment en en management/ressources humaines et en sécurité/gestion des risques.



Il faut savoir que le secteur a traditionnellement recours de manière importante à la promotion interne et à la formation continue. Les postes de cadres et de techniciens sont particulièrement concernés : managers, de cadres spécialisés en communication, gestion des hommes, mais spécialistes de la réglementation et de la gestion des risques.

Autre tendance forte : l’arrivée des nouvelles technologies et le développement plus globalement du « supply chain management ». La généralisation des systèmes informatiques, de communication, et des solutions d’automatisation, rend indispensable la présence de techniciens spécialisés dédiés aux nouvelles technologies de l’entrepôt.


Confrontés à l’omniprésence de la composante informatique, ces professionnels devront être polyvalents car ils auront à traiter non seulement des opérations physiques, mais aussi des flux d’informations.

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- Comment et où se former aux métiers du transport et de la logistique ?
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