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Reprendre une formation à tout moment de sa carrière est aujourd’hui facilité par les différents dispositifs de la formation continue. Que vous soyez salarié ou en recherche d’emploi, différentes solutions existent.
Pour des raisons diverses, vous n’avez pas pu terminer vos études ou commencer celles que vous auriez voulu faire. Passer un diplôme ou tout simplement améliorer son savoir-faire professionnel en suivant une formation courte est aujourd’hui possible pour chacun d’entre nous.
A la condition toutefois d’avoir travaillé en amont sur son projet professionnel : pourquoi ce diplôme ? Que va-t-il m’apporter concrètement ? Quels sont les débouchés ? Quel retour sur investissement ?
Souvent, la première étape avant une reprise de formation consiste à faire un bilan de compétences. Ce dispositif est ouvert à tous, salariés, CDD et chômeurs. Il existe aussi pour les fonctionnaires, sous certaines conditions.
Grâce au droit à la formation continue pour tous, il existe désormais de dispositifs comme le CIF, le DIF ou la VAE permettant de se former. Ces dispositifs permettent, pour certains d’entre eux, une prise en charge financière. Leur attribution se fait, selon les cas, via l’employeur ou l’organisme financeur dont dépend votre entreprise.
A noter aussi l’existence du trop peu connu contrat de professionnalisation : celui-ci concerne les demandeurs d’emploi âgés de 26 ans et plus, ainsi que certains salariés en CDI dont la qualification n’est plus adaptée au poste occupé.
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Reprendre une formation n’est pas le seul moyen de décrocher un diplôme. Grâce à la VAE (Validation des acquis de l’expérience), il est possible d’obtenir un diplôme en mettant à profit vos savoirs acquis dans le cadre professionnel.
Le principe de la VAE est simple : il s’agit de faire valoir vos compétences - techniques, managériales ou autre - dans le cadre d’un parcours de formation diplômante ou de formation certifiante. C’est-à-dire de faire en sorte que l’expérience soit transformée en diplôme. Le diplôme visé doit bien sûr correspondre à votre profil.
Exemple : vous êtes commercial, titulaire d’un bac, et disposez d’une expérience de cinq à dix ans. Vous pouvez demander à obtenir un BTS, voire une licence professionnelle dans votre spécialité, en faisant jouer la VAE. La VAE répond également à un besoin de reconnaissance personnelle.
Comment procéder ? Il existe quelques astuces pour réussir sa démarche de VAE en 8 points clefs
Première étape : demander un dossier de VAE auprès de l’établissement (école, université). Ensuite, il s’agit de retourner ce dossier, puis de défendre votre demande devant un jury d’enseignants et de professionnels. L’objectif de cet oral est de vérifier que vous possédez les connaissances requises pour le diplôme en question.
Deux cas de figure : le jury estime que oui, et vous décrochez le diplôme. Le jury estime qu’il vous manque telle ou telle compétence : vous repassez le module en question. Toujours plus simple que de faire un diplôme dans son intégralité !
Petit bémol : la VAE est un processus de longue haleine. Le dossier de VAE est très complet, et de ce fait relativement long à boucler. Ceci explique que certains établissements proposent un accompagnement personnalisé.
Une aide que l’on ne peut que recommander vivement, notamment aux personnes qui ont quitté le système scolaire depuis longtemps, ce qui permet d’éviter les principales erreurs dans un dossier de VAE.
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Vous avez dix, voire quinze ans d’expérience, et l’impression d’avoir fait le tour de votre poste ? Vous avez envie de changer de secteur, de fonction ? Vous avez un projet de création d’entreprise, mais vous craignez de ne pas avoir toutes les compétences requises, et aimeriez détecter vos forces et vos faiblesses ? Vous avez plus de 45-50 ans ? Autant de situations qui imposent de faire un point !
Le bilan de compétences est l’outil sur mesure pour démarrer un nouveau projet professionnel mais aussi pour faire un point. Il existe de nombreuses bonnes raisons pour faire un bilan
Parce que les envies et les aspirations changent, parce que la conjoncture évolue et oblige à se remettre en question régulièrement, le bilan apparaît aujourd’hui comme une étape incontournable dans toute carrière. Ce dispositif est ouvert à tous, salariés, CDD et chômeurs. Il existe aussi pour les fonctionnaires, sous certaines conditions.
Un bilan de compétence se déroule sous forme de séances en face à face avec un consultant. D’une durée totale de 24 heures maximum, ces séances sont réparties dans le temps, sur 2 mois environ. C’est une démarche en trois temps qui vous permet, au fil des rendez-vous, d’y voir plus clair sur vos compétences – acquises ou à développer – mais aussi vos aspirations profondes.
Les tests psychologiques font partie de certains bilans. Certains tests peuvent être pratiqués par les psychologues directement sans formation ou habilitation de part leur titre. Les non psychologues peuvent les pratiquer en étant formés et certifiés. Cet aspect à la fois professionnel et intime fait du bilan un dispositif un peu à part dans l’univers des dispositifs de la formation continue.
Mais le bilan de compétence a ses limites. Ce n’est pas un remède miracle. Et les test, même bien menés, ne seront que rarement une révélation. Il est peu probable que l’on vous trouve brusquement des compétences cachées totalement à l’opposé du métier que vous exercez depuis 20 ans ! Ce n’est pas non plus une psychothérapie. Les professionnels s’accordent à dire que débuter un bilan implique que la personne aille suffisamment bien pour participer activement à l élaboration de son projet : rencontres avec des professionnels du métier visé, coups de téléphones, prise de contact avec les centres de formation...
Qu’est ce qu’un bilan réussi, au final ? Un bon bilan se « mûrit » sur plusieurs mois et vous aide à amorcer un nouveau projet : reprise de formation ou création d’entreprise, reconversion voire changement de cadre de vie… A minima, il vous permet de retrouver votre poste avec une motivation nouvelle.
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Que vous vous sentiez à l’étroit dans votre poste actuel ou que l’envie de changer de métier vous taraude, le CIF (congé individuel de formation) est le dispositif qu’il vous faut. A la différence du droit individuel à la formation ou DIF, dont l’objectif est une formation courte et très opérationnelle, le CIF s’intègre dans un projet au long cours.
Quel est l’avantage du CIF ? Essentiellement de vous permettre de suivre une formation en rapport avec votre projet professionnel, tout en conservant votre emploi. Avant de faire sa demande de CIF, il convient de savoir que le CIF donne lieu à une prise en charge (frais de formation et salaire) par l’organisme collecteur au titre de la formation professionnelle dont dépend votre entreprise (Fongecif ou autre OPCA).
En clair, le CIF est un peu le diplôme « de la seconde chance ». Vous n’avez pas pu, pour diverses raisons, terminer vos études initiales ? Votre dernier diplôme n’est plus porteur en termes de débouchés ? Vous êtes déjà diplômé, mais souhaitez changer radicalement de voie, entamer une reconversion ? Autant de raisons qui peuvent pousser un salarié à reprendre des études tout en conservant un filet de sécurité. Et ceci à tout âge.
La première étape consiste à vous renseigner sur toutes les démarches pour faire une demande de CIF Ce dispositif est accessible à tout salarié, que vous soyez intérimaires, en CDD ou en CDI
Autre point à négocier : le maintien de la rémunération durant le CIF Le plus souvent, celle-ci est prise en charge. A noter que le CIF peut également être cumulable avec le DIF L’avantage ? Cofinancer le CIF dont le budget est souvent lourd car il s’agit de formations diplômantes, et donc longues.
Victime de son succès, le CIF fait l’objet de nombreuses demandes de la part des salariés. Devant cette affluence, tous les dossiers ne peuvent être retenus : selon les budgets dont dispose l’organisme financeur, on estime qu’un peu plus d’un dossier sur deux est accepté en moyenne. Un même dossier peut être présenté deux fois au maximum.
Comment voir ses chances optimisées ? Assurez-vous déjà de constituer un dossier solide, avec projet professionnel sérieux à la clef et débouchés garantis. Les projets jugés loufoques ou peu en adéquation avec le marché du travail ont tendance à passer à la trappe. Ensuite, le fait de proposer une contribution financière, même modeste, de votre part, peut également appuyer votre dossier en montrant votre motivation.
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Remettre à jour ses connaissances en anglais ou en informatique. Apprendre à maîtriser un logiciel ou suivre un cours de développement personnel, faire un bilan de compétences Autant de demandes de formations courtes et opérationnelles qui peuvent être prises en charge dans le cadre du DIF.
Le DIF (Droit individuel à la formation) est un dispositif qui permet aux salariés de bénéficier de 20 heures de formation par an, cumulables sur 6 ans maximum. Un « compteur DIF » peut donc comporter au maximum 120 heures de formation, ce qui ouvre tout de même pas mal de possibilités. Le compteur fonctionne également pour les salariés à mi-temps. Un ensemble de textes législatifs de référence ont été publiés à ce sujet.
Petite particularité du dispositif : le processus de demande s’enclenche à l’initiative du salarié qui souhaite bénéficier d’un DIF, avec accord de son employeur. En clair, la formation demandée doit avoir un rapport avec votre poste, ou celui que vous pourriez occuper un jour au sein de l’entreprise. A la question que se posent de nombreux salariés, à savoir si l’employeur peut imposer une formation la réponse est clairement non. La particularité du DIF est qu’il repose sur un système dé négociation : un DIF s’enclenche « à la demande du salarié, avec accord de l’employeur ». Il faut donc que les deux y trouvent leur compte. Cela n’empêche pas certaines entreprises d’essayer de contourner ce droit en incitant fortement le salarié à « choisir » une formation donnée.
Comment faire pour bénéficier d’un DIF ? Selon les pratiques en cours dans votre entreprise, c’est à vous de trouver votre formation ou de faire un choix dans un catalogue mis à disposition par votre responsable des ressources humaines. Cependant, comme on l’a dit, on ne peut en aucun cas vous imposer d’utiliser vos droits acquis au titre du DIF dans le cadre d’une formation qui relèverait du plan de formation de l’entreprise.
Qu’advient-il lorsqu’on change d’employeur ? Avec la portabilité du DIF, les droits acquis ne sont plus systématiquement perdus, même en cas de licenciement. Faire sa demande de DIF avant de quitter son entreprise est également possible. Il est désormais simple d’en bénéficier a posteriori, sous certaines conditions. Une souplesse qui devrait permettre à davantage de personnes de bénéficier de ce dispositif encore trop peu utilisé.
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