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Le 3 mai 2012
Près de la moitié des cadres (49 %) dans le monde admettent que les « malentendus liés à la communication et les messages perdus lors de traductions ont fait obstacle à d’importantes transactions commerciales internationales et ont entraîné des pertes substantielles pour leur entreprise ».
C’est ce que révèle une étude mondiale publiée par l’EIU (Economist Intelligence Unit) et EF (Education First) en 2012. L’étude révèle également que près des deux tiers des personnes interrogées (64 %) pensent que les différences linguistiques et culturelles ont rendu difficile leur implantation sur les marchés étrangers. Une grande majorité de cadres pensent que si la communication transfrontalière était meilleure dans leur entreprise, alors leurs profits (89 %), leur bénéfice (89 %) et leur part de marché (86 %) augmenteraient de manière significative.
En France, près de la moitié (46 %) des cadres déclarent que les parts de marché augmenteraient de manière significative si la communication transfrontalière s’améliorait, soulignant ainsi l’importance d’une bonne communication comme facteur de croissance.
Toutefois, nombreuses sont les entreprises qui ne prennent pas de mesures pour traiter les causes profondes des malentendus. Près de la moitié (47 %) des personnes interrogées affirment que leur entreprise n’offre pas suffisamment de formation pour améliorer les compétences linguistiques et de communication de leurs salariés, et 40 % pensent que l’on ne met pas suffisamment en avant le recrutement ou la sélection des personnes qui sont les plus aptes à travailler dans des environnements transculturels.
L’enquête souligne en outre le rôle central de la langue anglaise dans le développement des entreprises à l’international, la majorité des cadres mettant en avant le besoin pour leurs collaborateurs d’être compétents en anglais de manière à être compétitifs à l’échelle mondiale. Selon l’étude, l’anglais est la langue que la plupart des cadres (68 %) considèrent comme devant être maîtrisée par les salariés pour permettre le développement de l’entreprise en dehors de ses marchés nationaux, suivi de très loin par le mandarin (8 %) et l’espagnol (6 %).