Accueil > Management > Manager
Sélection formation
Rechercher...
Tous les articles
Petit pense-bête à destination du nouveau manager
Conseils pour un management plus éthique
Dirigeant, du narcissisme sommeille peut-être en vous !
Middle managers : des intermédiaires malheureux ?
L’intrapreneur : il fait beaucoup avec peu de moyens...
Managers, sachez accompagner la réussite de vos équipes !
« Pour être efficace, le management responsable doit être rentable »
Management occidental et management « à la chinoise » : un monde les sépare ?
Manager une équipe multiculturelle : un effort partagé
Hiérarchie : lorsque les cadres entrent en résistance…
Le 360° : de multiples visions pour une évolution mieux ciblée
Manager et papa : nos conseils pour réussir sur tous les fronts
« Le manager transversal a des responsabilités, mais peu de pouvoir »
Performance sociale des entreprises : « peut mieux faire »
Qu’est ce que le vrai courage en management ?
Manager au quotidien : 3 situations délicates... 3 solutions
« Manager sans aucun stress est impossible »
En ces temps de crise, l’opinion publique a naturellement tendance à pointer du doigt le patronat comme responsable de tous ses maux. Pour contrer certaines idées reçues et alimenter le débat, l’association des entreprises de taille humaine, indépendantes et de croissance (ETHIC) organisait une journée de réflexion autour du thème "Quels patrons pour demain ?".
Lors de cet évènement, experts et professionnels se sont succédés, exposant états des lieux, idées nouvelles et perspectives d’avenir. Premier constat : la génération des 35h succède à celle des soixante-huitards. « Les juniors d’aujourd’hui seront les patrons de demain », s’exclame Thibault Lanxade, président de Positive Entreprise. Ce dernier s’appuie sur un récent sondage d’OpinionWay, montrant que près d’un jeune sur deux souhaite créer un jour son entreprise. 50 % d’entre eux déclarent avoir reçu un enseignement à la gestion et au management, 30 % à la création d’entreprise. Marquée par la crise permanente, la « génération 35h » comme l’appelle Thibault Lanxade reste néanmoins pleine de ressources, d’idées et d’aspirations neuves. Entreprendre ou prendre des responsabilités sont pour elle un moyen de se réaliser plus qu’une représentation de réussite sociale.
La fin du patron omnipotent
Contrairement à leurs ainés soixante huitards, qui se sont révélé plutôt carriéristes, les jeunes chefs d’entreprise portent de nouveaux idéaux. « Hédoniste, la nouvelle génération d’entrepreneurs aspire à un équilibre plus grand entre profession et vie privée. Connectée en permanence vers l’extérieur, elle privilégie la coopération à l’autoritarisme. C’est la fin de l’ère du patron omnipotent ! », déclare Thibault Lanxade.
Vers un patronat plus responsable ?
« La plupart des écoles de commerce, principales pourvoyeuses du patronat, s’inscrivent depuis peu dans des démarches responsables comme par exemple la charte initiée par l’ONU, Global Compact, invitant les entreprises à se responsabiliser vis à vis des hommes et de leur environnement », précise Thibault Lanxade. La jeunesse qui s’apprête à prendre la relève sera ainsi en quête de plus d’utilité sociale, d’éthique et de transparence.
Pour Léonidas Kalogeropoulos, créateur du cabinet Médiation & Arguments, le défi qu’auront à relever les décideurs de demain est d’initier le retour à un capitalisme entrepreneurial. « Développer l’actionnariat salarié avec l’objectif de mieux récompenser en dividendes les actionnaires les plus anciens et les plus stables. Donner du sens et des ambitions aux projets de l’entreprise pour favoriser l’adhésion des salariés et des clients », analyse Léonidas Kalogeropoulos. Le patron de demain serait donc capable de développer un actionnariat stable et de longue durée, en résistant le plus possible à la pression de ses partenaires financiers, avides de rentabilité immédiate.
Davantage de diversité
A l’image de la société, le visage du patron de demain est en pleine mutation. Il se féminise, se rajeunit et s’ouvre aux générations issues de l’immigration. Cependant, le patronat doit encore poursuivre ses efforts d’ouverture, jugés encore insuffisants par une grande majorité. « Il doit développer le pluralisme dans la gouvernance de ses entreprises, en luttant contre les phénomènes de consanguinité, en favorisant le renouvellement des élites et l’émergence des jeunes et des femmes », remarque Léonidas Kalogeropoulos.
Fabien Dudon