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CQP : la petite certification qui monte !

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Le CQP (certificat de qualification professionnelle) est une attestation délivrée par les branches professionnelles pour certifier une qualification. Généralement mis en place pour répondre à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée dans un secteur, il connaît un succès croissant.

- Le CQP n’est pas un diplôme mais une qualification fabriquée par les entreprises pour les entreprises. Etant créé par une branche professionnelle, il est reconnu par la convention collective ou l’accord de branche auquel il se rattache. L’absence de réglementation sur les CQP entraîne d’ailleurs une grande diversité de référentiels d’un secteur à l’autre. Pour créer un CQP, la seule exigence est en effet de faire valider le projet par une Commission paritaire nationale de l’emploi et la formation (CPNEF).

Pour qui ?

- Le CQP est accessible aux salariés ayant une expérience minimale de trois ans, aux demandeurs d’emploi ainsi qu’aux jeunes en formation initiale. Il s’obtient généralement par une formation en alternance ponctuée d’examens.

Des CQP dans toutes les branches ?

- Il n’existe aujourd’hui aucun organisme central répertoriant l’ensemble des CQP. Par conséquent, il est bien difficile d’effectuer un recensement précis. Les derniers chiffres datent de 2005 : on dénombrait alors 414 CQP émanant de 45 branches professionnelles et 38 certificats en préparation dans 19 autres branches.
Pour mieux rendre compte de l’évolution actuelle, la commission du Répertoire nationale des certifications professionnelles avance le chiffre de 95 CQP homologués par son organisme en 2009, contre seulement 15 en 2006.

Un certificat plebiscité !

- Le certificat semble donc avoir de plus en plus de succès, ce que confirme Brigitte Dumas, du RNCP* : « Il y a une nette augmentation des demandes d’enregistrement de la part de certaines branches depuis la rentrée 2009/2010 ». C’est dans l’automobile, l’hôtellerie et la manutention portuaire qu’on recense le plus grand nombre de CQP reconnus. L’industrie agro-alimentaire propose un nombre croissant de certifications, tandis que la métallurgie semble encore en retard dans ce domaine.

CQP et VAE

- La VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) permet d’obtenir un CQP, intégralement ou partiellement, en faisant valoir son expérience. Pour cela, le salarié doit justifier d’une expérience d’au moins trois ans en rapport avec le CQP visé, et le CQP concerné doit être enregistré dans le RNCP*.
Pour obtenir un CQP via la VAE, le candidat doit tout d’abord constituer un dossier de validation décrivant son expérience professionnelle, il est ensuite évalué devant un jury composé généralement de professionnels et de formateurs. Le jury valide quels modules du CQP le candidat peut obtenir directement, en fonction de ses acquis professionnels. Les modules qui n’auraient pas été validés peuvent ensuite être acquis par la formation ou par une expérience complémentaire.

Régis Delanoë

* Répertoire national des certifications professionnelles

Témoignage : « Bien se préparer à la somme de travail »

Fanny Guillou, 28 ans, a commencé en début d’année un CQP de conseiller retraite au centre de formation AGIRC-ARRCO à Paris, réservé aux employés des caisses de retraite complémentaire : « L’objectif est de faire reconnaître l’expérience et les compétences du personnel et éventuellement de créer un nouveau poste de conseiller dans les institutions », raconte-t-elle.
La formation est en alternance avec 2 à 4 jours par mois de cours au centre, pris sur le temps de travail, des contrôles continus et des travaux à rendre périodiquement, en enfin, en juillet prochain, des examens et un mémoire à soutenir. « C’est un challenge personnel et professionnel qui peut m’assurer un emploi plus tard, explique Fanny Guillou. Je n’y vois qu’un inconvénient majeur : devoir combiner travail et formation, mais c’est un sacrifice à faire pendant 16 mois. Je conseille de prendre le CQP vraiment au sérieux et de se préparer à la somme de travail. »

 

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