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Le coaching a, ces dernières années, gagné ses lettres de noblesse. Jean-Guy Perraud, fondateur d’Hexalto, a vu le regard porté par les entreprises sur le coaching changer. Il faut dire que la présence de nombreux sièges sociaux en Ile-de-France favorise les possibilités de carrière mais aussi, hélas, les luttes de pouvoir internes. Une réalité ressentie parfois douloureusement. En conséquence, le savoir-faire du coach est surtout valorisé pour son rôle de « détricoteur » de problèmes : « Apprendre à surmonter les conflits », « Mieux communiquer avec son entourage » font d’ailleurs partie des thématiques proposées par Hexalto dont le succès est croissant.
Des "coachés" surtout issus du secteur tertiaire
« Dans la plupart des cas, on s’adresse à moi parce qu’on vit une situation délicate dans le domaine des relations humaines, avec sa hiérarchie ou ses collaborateurs », explique Jean-Guy Perraud. Exemple : telle responsable dans une entreprise de gestion financière parisienne fait appel à Hexalto pour « débloquer » une situation avec un client, ou tel agent immobilier de Seine-et-Marne veut améliorer ses relations interprofessionnelles et… familiales par la même occasion. Le cabinet compte, parmi ses clients, principalement des cadres, cadres supérieurs et patrons de PME, essentiellement issus du secteur tertiaire. 50 % d’entre eux sont franciliens, les autres résident en province. A tous, tel un Socrate des temps modernes, le coach pose des questions pour inciter à réfléchir. On l’aura compris : le succès d’un coaching repose en grande partie sur la qualité du coach. Pour ne pas être déçu, il est conseillé d’en rencontrer plusieurs car, dans cette spécialité plus qu’ailleurs, le feeling joue beaucoup. Sans oublier l’appartenance à une fédération, qui est un gage de sérieux.
Coaching et tabou…
Malgré son succès auprès du public, le coaching a encore du mal à trouver son financement. Tous les organismes financeurs agréés au titre de la formation professionnelle, dont les OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés) n’acceptent pas de financer des séances de coaching. De plus, certains salariés se payent eux-mêmes leurs séances, par crainte d’essuyer un refus de la part de leur employeur. Ou de laisser penser qu’ils ont un problème, voire qu’ils ne sont pas à la hauteur. « Tout cela est en train de changer, assure Jean-Guy Perraud. Les entreprises tout comme les OPCA perçoivent de mieux en mieux notre activité. »
Priscilla Franken