NEWSLETTER

Inscrivez vous pour recevoir notre newsletter d'information sur l'évolution professionnelle

s'incrire

Accueil > Se former > Formations diplômantes > Universités

Le doctorat, ce diplôme qui fait peur aux entreprises...

Rechercher...

Recherchez une ou des formation(s) par mot(s)-clé(s), région et/ou thème :
Mot(s) clé(s) :
Région :
Thème :
 
Recherchez un mastère spécialisé ou un MBA par mot(s)-clé(s), région et/ou thème.
Mot(s) clé(s) :
Diplôme :
Dominante :
Région :
 
Recherchez des offres d'emploi par mot(s)-clé(s), région et/ou thème.
Mot(s) clé(s) :
Type contrat :
Localisation :
Fonction :
 

 

 

Chaque année, 20 à 25 % de nos nouveaux docteurs sont en situation précaire, au chômage, à moins qu’ils ne décident de partir à l’étranger (Source : Guilde des doctorants). Pourquoi les entreprises sont-elles si réticentes à embaucher des docteurs dans l’Hexagone ?

« Avec huit ans d’études post-bac, les docteurs sont indéniablement experts de leur domaine et dotés d’une méthodologie de recherche efficace », souligne Jack Caillod, responsable Ressources Humaines du département Recherche et Développement chez Sanofi-Aventis. La recherche amont du groupe recrute d’ailleurs en France deux à trois docteurs chaque année, ainsi que trois à quatre "post-docs", soit des docteurs ayant prolongé encore leurs recherches de six mois à deux ans.
Selon Bernard Bigot, haut commissaire à l’Energie Atomique, embaucher un docteur, c’est bénéficier de son réseau, profiter de cette porte ouverte sur l’information scientifique mondiale et avoir dans son équipe un collaborateur tenace et inventif pour surmonter les difficultés*. « Un docteur qui a mené à bout sa thèse, sait manager un projet sur du long terme, ajoute Khaled Kaja, président de l’association de doctorants AITAP du CEA-Grenoble. Il sait ainsi allier savoir et savoir-faire pour trouver une solution à chaque problème rencontré ». Pourtant les recruteurs français reconnaissent peu leurs compétences et considèrent, souvent à tort, que faire une thèse signifie vouloir prolonger à outrance sa vie étudiante.

Un manque d’esprit d’entreprise ?

Les docteurs auraient-ils réellement des difficultés à s’intégrer en entreprise ? C’est en tout cas l’avis de Thierry Verdier, directeur du cabinet de recrutement 1001Talents en région parisienne : « Les docteurs semblent parfois être en décalage par rapport aux objectifs de l’entreprise. Ils peuvent aussi subir de la jalousie de la part de leurs collègues, à cause de leur haut niveau de connaissances. Ainsi, beaucoup partent à l’étranger pour trouver un meilleur emploi et surtout une meilleure reconnaissance. » Par conséquent, pour la R&D, on observe que les recruteurs sont plus attirés par les profils d’ingénieurs, davantage « modelés » à la culture d’entreprise.

Vers une meilleure professionnalisation

« D’après mes observations, un doctorant met environ deux à trois ans pour trouver un emploi réellement stable », déplore Khaled Kaja. En effet, selon la Guilde des doctorants, les docteurs qui ont effectué un post-doc d’au moins trois ans sont de plus en plus nombreux à se réorienter radicalement, faute d’avoir trouvé un emploi stable. Pour remédier à cela, l’Europe a doté les doctorants du titre de « chercheur en début de carrière. » Objectif : améliorer leur image et faciliter leur embauche. En 2006, la France a quant à elle mis en place un vaste « Pacte pour la recherche » et a reconnu la formation doctorale comme « une expérience professionnelle de recherche ». Elle a également créé la CIFRE (Convention Industrielle de Formation par la Recherche), conclue entre un futur docteur, un laboratoire d’université, et une entreprise qui reçoit une subvention annuelle de 17 000 € et verse au doctorant un salaire brut minimum de 23 484 €. Par ailleurs, les entreprises qui embauchent des docteurs reçoivent des crédits d’impôts-recherche de la part de l’Etat.
La France tente donc de réconcilier ses entreprises avec les docteurs pour éviter la fuite des cerveaux. Car, pour l’instant, ceux-ci ont tout intérêt à partir pour les Etats-Unis... En 2000, Outre-Atlantique, les étrangers représentaient pratiquement 38 % des docteurs recrutés**. A méditer...

Pauline Tissot

* Discours tenu dans le cadre de l’assemblée générale de l’Association Bernard Gregory, mars 2007.

** Note d’information de l’Andes intitulée "L’Emploi des docteurs en France", novembre 2004.

 

Envoyer l'article à un ami Envoyer l'article à un ami !

 

Mentions légales | Le Groupe STUDYRAMA-VOCATIS | Nous contacter | Newsletters | Annonceurs Espace Presse

Studyrama | Emploi | Stages | Jobs | FocusRh | Formaguide | Parents | Vivre à l'étranger | Ma Piaule

aRchitecture - Annuaire des Arts