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Pour quelqu’un qui connaît bien les ficelles du métier, devenir son propre patron n’est pas une mission impossible : « Malgré le fait qu’on soit lourdement taxé (charges sociales, impôts…), nous avons en France toute une panoplie d’aides financières fort utiles lors du démarrage » indique Patrice Klug, membre du directoire de la société MK Finance. Voici quelques exemples :
- Réinvestir son allocation chômage (ACCRE)
Un chômeur peut toucher en une seule fois l’équivalent de 18 mois d’indemnités chômage - c’est-à-dire la somme qui lui aurait été versée sur 18 mois – pour créer ou racheter une entreprise. Un acte Kbis du Tribunal de Commerce, sorte de carte d’identité de l’entreprise, suffit comme preuve pour débloquer l’argent. A noter : si le projet échoue, il est possible à tout moment de récupérer son statut de chômeur indemnisé pour cinq mois (la durée totale d’indemnisation étant de 23 mois)… le temps de retrouver un emploi salarié !
- Faire fructifier son capital de départ
Les banques, on le sait, prêtent plus facilement aux riches... Le fait de vous être constitué votre petit capital de départ grâce à vos Assedic vous place en meilleure position pour négocier avec votre banquier. « Loin d’être un handicap, le fait qu’il s’agisse d’argent provenant des Assedic prouve votre motivation pour le projet, c’est un « plus » précise Patrice Klug. Combien peut-on espérer obtenir ? Tout dépend du projet. « Pour un rachat de magasin, on peut obtenir jusqu’à 4 fois le montant de son capital personnel : le local et la clientèle existent, cela rassure le banquier. Pour des placements considérés comme plus risqués comme une société de négoce, de BTP, comptez 0.5 à 1 fois votre propre mise ».
Profiter des aides de l’Etat
Les métiers « aidés »
Certains métiers sont « sponsorisés » par le gouvernement comme, par exemple, le service à la personne et les travaux d’isolation. L’employeur d’une aide à domicile peut déduire la moitié de ce qu’il verse à son employée des impôts. Les travaux d’isolation d’un logement sont eux-aussi déductibles à hauteur de 40 %. Autant d’atouts qui peuvent peser dans la négociation avec votre banquier. A noter également : un salarié payé au Smic ne « coûte » que l’équivalent de 20 % de son salaire en charges patronales, contre 45 % pour les salaires plus élevés.
Les zones franches
« Pour installer son entreprise, la « zone franche » peut être un bon choix car l’entreprise est exonérée de charges (salariales, patronales, impôts) durant 5 ans. L’installation en zone franche suppose qu’au moins 50 % du personnel soit recruté sur place.
La société innovante
L’aide appelée « JEI » (Jeune Entreprise Innovante) permet de ne pas payer d’impôts sur la société. Le fait d’être JEI ouvre droit à un autre avantage : celui de ne pas payer d’impôt sur la plus value si vous décidez de revendre. Enfin, ce statut donne droit à une exonération de charges salariales durant un an pour le premier salarié, mais aussi à des « chèques conseils » d’un montant de 80 % inférieurs à leur coût effectif. Ces chèques prennent en charge une bonne partie des rendez-vous « conseil » avec avocats, comptables…
Le Crédit impôt recherche
Le crédit d’impôt recherche (CIR) est une aide fiscale destinée à̀ encourager les efforts des entreprises en matière de R&D, le CIR permet de bénéficier d’un crédit d’impôt de 40% sur les dépenses en R&D. De plus les JEI peuvent bénéficier du remboursement immédiat de la créance du crédit d’impôt recherche pendant toute la durée de la reconnaissance du statut de JEI.
Les réductions d’impôt
° Lorsque l’on crée sa société, on bénéficie d’un crédit d’impôt de 25 % du capital apporté.
° Si l’on revend sa société après 8 ans d’existence, on ne paie pas d’impôt sur la plus-value. Cet impôt est habituellement redevable lorsque l’on revend sa société : il s’élève à 18 % de la plus-value, après 8 ans d’existence il reste seulement la CSG et RDS à payer. Le cadre cinquantenaire qui crée sa société et la fait fructifier pendant quelques années peut ensuite la revendre après huit ans. Faire l’économie de cette plus-value revient à se constituer un petit capital pour la retraite !
Patrice Klug, membre du directoire de MK Finance, www.mk-finance.com Paris - Genève - Nantes - Toulouse - Bordeaux - Lyon –Orléans - Shanghai
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