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Ce jour-là, ils ont passé un entretien d’embauche peu conventionnel : dans une voiture, à côté d’un lit pliant ou encore au restaurant. Un souvenir fort, plus ou moins agréable, qui restera à jamais gravé dans leur mémoire. Récits.
- L’entretien « auto-stop »
« J’avais 20 ans et je faisais du stop entre Paris et Deauville pour rejoindre des amis. Une grosse berline s’arrête, le conducteur m’explique qu’il va au Casino et m’invite à prendre place. Au fur et à mesure que les kilomètres défilent, nous en arrivons à parler de travail. Apres 1h30 sur le sujet, il me propose un poste dans sa boite. Je suis arrivé à Deauville avec sa carte de visite et un rendez-vous la semaine suivante à Paris pour signer le contrat. Il ne me restait plus qu’à démissionner de ma boutique et à prendre mes nouvelles fonctions deux mois plus tard ». Thibaut, 32 ans.
- L’entretien « traquenard » « Traductrice trilingue (français-anglais-allemand), j’étais en quête d’un emploi à temps partiel. Sur internet, je suis tombée sur une annonce d’un courtier en assurance basé en Suisse. Il cherchait une personne à Paris pour faire l’interface avec ses clients français quelques heures par semaine. Une fois le contact établi par téléphone, l’employeur potentiel m’indique qu’il souhaite me faire passer un test et me fixe un rendez-vous devant un centre culturel parisien. Le jour dit, il arrive dans une grosse Mercedes, accompagné de sa collaboratrice. Tous deux présentaient très bien. Pour le « test », nous nous rendons au siège d’un grand groupe d’assurance français. Je sers d’intermédiaire durant les négociations. Avec succès. Au terme de la réunion, le courtier et sa collaboratrice m’invitent au restaurant et m’annoncent que j’ai réussi. Je serais contactée après les vacances (nous étions en juin) pour signer le contrat... Je n’ai jamais eu de nouvelles, mes mails et coups de fils sont restés sans réponse. Pour le prix d’un déjeuner, j’ai servi d’interprète durant deux heures ! ». Iréna, 48 ans.
- L’entretien « dortoir » « Cette start-up spécialisée dans la téléphonie mobile avait la réputation d’une boîte jeune, où l’on travaillait beaucoup. Mais de là à dormir sur place !!! Lorsque je me suis présentée pour le poste de chef de projet, mon interlocuteur a vu mon regard se poser sur un lit de camp installé dans un coin de la pièce. En souriant, il m’avoue dormir de temps en temps sur place en période « speed ». En souriant toujours, je lui ai répondu qu’il ne fallait pas compter sur moi pour faire la même chose. J’ai quand même eu le poste ». Faustine, 29 ans.
- L’entretien « no kids » « Ce poste de responsable de site internet était taillé sur mesure : j’avais les qualifications et l’expérience requises. Seul hic : j’avais omis de signaler sur mon CV que j’avais un enfant. Volontairement d’ailleurs, afin de ne pas subir de discrimination. L’entretien était très bien parti, mais la dernière question sur la vie familiale, à laquelle j’ai répondu sans cacher la vérité, a été fatale : « Désolé, mais cela ne va pas être possible. Ici nous travaillons très tard le soir » a répondu mon interlocuteur, au demeurant lui-même père de famille. Un bel exemple de discrimination ! ». Carole, 30 ans.
C.G
| Aller plus loin : Le Grand livre de l’entretien d’embauche paru chez Studyrama. |