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Réussir son MBA : une question d’organisation

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A 36 ans, Abder El Hadrami a déjà parcouru un long chemin professionnel. Aujourd’hui responsable support de vente (sales support manager) au sein de l’entreprise américaine TYCO, il a tout d’abord suivi une formation initiale à l’ESC Lille. Il y a trois ans lui vient l’idée d’entreprendre un Executive MBA pour lequel il a dû s’organiser pour gérer à la fois sa vie professionnelle et sa vie privée.

C’est en 2004 qu’Abder El Hadrami entreprend d’intégrer un Executive MBA au sein de l’ESC de Lille. "J’étais motivé par la perspective d’enrichir ma double compétence d’ingénieur et de responsable commercial et j’ai souhaité formaliser mon projet au travers de cette formation. Mais il m’a fallu quatre ans pour m’organiser, lire et comprendre comment il était possible de gérer simultanément mes vies familiale et professionnelle".
C’est ainsi que commence une longue préparation en amont. Sur un plan personnel, un tel investissement repose sur la communication et la concession. "De la constitution du dossier à la suivie des cours, ma famille et mon cercle d’amis ont du s’adapter à mon rythme car la moindre minute était planifiée. Pour cela, ma femme a arrêté de travailler durant un an pour s’occuper de nos enfants et de la gestion du quotidien".
Quant à l’organisation professionnelle, Abder El Hadrami a mis en place un système de management participatif basé sur une responsabilisation de son équipe au travers d’une délégation de ses pouvoirs décisionnels. "Je cloisonnais vraiment ma vie professionnelle et ma vie d’étudiant. Pendant deux ans, je n’avais presque pas de contact avec mes collaborateurs. Voilà pourquoi je les ai formés à prendre des décisions importantes ou urgentes à ma place afin que mon absence n’ait pas de répercutions sur le bon fonctionnement et les résultats de l’entreprise".
Grâce au soutien de ses supérieurs hiérarchiques dans sa démarche, qui supposait une acquisition de valeur ajoutée pour l’entreprise, il a pu s’absenter un semaine par mois, sans pour autant perdre le fil du travail effectué ni être pénalisé par son employeur. "La mise en place de ce système a été très bénéfique pour l’entreprise. Mon absence a stimulé une nouvelle dynamique de travail, d’où un accroissement des initiatives personnelles de mes collaborateurs".
Il n’y a donc pas de secret. Tout repose sur une organisation longuement préparée et une volonté de devenir acteur et non pas victime de la surcharge de travail.

Evelyne Orman

 

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